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 Nos riantes colonies - aujourd’hui : la Guyane

del.icio.usPar le Chef des Cabinets | 10 septembre 2007

Savons-nous que le pays avec lequel nous partageons la frontière la plus longue n’est pas l’Allemagne, ni l’Italie, ni même l’Espagne, mais le Brésil ?

Savons-nous que la Guyane n’est pas un confetti de forêt vierge perdu au milieu de l’Amazonie, mais le plus grand département français avec une superficie de près du double de la région Rhône-Alpes ?

Savons-nous enfin que la situation sanitaire et sociale de ce territoire orphelin est effroyable, de l’aveu même des pouvoirs publics ? A cet égard, un rapport d’une commission sénatoriale de 1999 (lire le rapport) pointait les lacunes honteuses du système de soins (2 médecins pour 1 000 habitants, soit moins qu’au Tadjikistan, persistence de la lèpre…) et passait pudiquement sous silence les carences du système éducatif avec un taux d’alphébisation inférieur à 85 % (voir ici) contre 99 % en métropole. Ne parlons même pas de la mortalité infantile atteignant 12 enfants pour 1000 soit 4 fois supérieur à la métropole, ni du PIB par habitant, inférieur à celui du Turkmenistan, malgré la présence d’Arianespace à Kourou…

Guyanaises, Guyanais : tout va changer. La métropole a enfin pris la mesure de la crise effroyable qui vous frappe et a décidé de tout faire pour rétablir la situation.

La preuve formelle de ce changement de cap, c’est le récent safari guyanais de M. Hortefeux. Et il a immédiatement fait le bon diagnostic : si la Guyane va si mal, c’est tout simplement parce qu’il y a beaucoup trop d’étrangers ! Les sources divergents et oscillent entre 15 et 25 % de la population totale du département. Et il a une solution simple : en Guyane comme ailleurs, “tout étranger en situation irrégulière a vocation à être contrôlé, interpellé et reconduit dans son pays” (voir ici). Et il a fixé des objectifs clairs : 10 000 par an. A ce rythme, l’arithmétique voudrait qu’on termine le travail à l’horizon 2011…

Seulement voilà.

Il se trouve qu’il est singulièrement plus facile de traverser le Maroni ou l’Oyapok que la Méditerrannée et que les raflés poussent le mauvais esprit jusqu’à faire le chemin en sens inverse dès que notre héroïque PAF a le dos tourné… Mais M. Hortefeux est très malin et là aussi il a trouvé la solution : en combinant un renforcement des navettes de PAF Tours, sa société de charters, avec un courageux immobilisme quant au drame social que vit la Guyane, il espère que la situation se dégradera tellement que ça passera aux clandos l’envie de revenir. C’est un peu la politique du “malodore” d’Argenteuil à plus grande échelle…

Tirons-en les conclusions qui s’imposent : pour que les Tchétchènes ou les Sierra-Leonais n’aient plus envie de venir chez nous, faisons en sorte que la Fronce pue, qu’elle soit malade et miséreuse !

Catégories: tourisme, politique |

Une réponse à “Nos riantes colonies - aujourd’hui : la Guyane”

  1. le Chef des Cabinets dit:
    26 septembre 2007 à 18:59

    Laissez un commentaire. Ils sera publié dès validation par la rédaction.

    Merci

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